29 novembre 2005
le mythe de l'Atlantide - 3
L'hypothèse atlantique (interprétation littérale de l'oeuvre de Platon)
L'hypothèse privilégiée pour la localisation de l'Atlantide est celle d'une île
située entre le continent européen et le continent américain tel que décrit dans le Timée et le Critias de Platon.
Les descendants des atlantes seraient alors les Basques, les habitants des
îles Canaries et certaines tribus sud-américaines et centre-américaines.
Pourtant, si on observe une carte bathymétrique de l'océan Atlantique, on s'aperçoit rapidement de l'absence de toute masse continentale dans cet océan. Seule une longue chaîne montagneuse sous-marine (la dorsale médio-océanique) occupe la partie centrale de ce bassin océanique. Elle culmine entre 1000 et 2000 m au-dessus des plaines abyssales (mais reste malgré tout immergée sous plus de 2500 m d'eau en moyenne!).
Difficile donc de croire à la présence de cette île-continent ayant la taille de la Lybie et de l'Asie réunies. Et pour ceux qui pensent qu'une île peut "couler" au fond de l'océan et disparaître, je rappelle qu'une île est le sommet émergé d'une montagne sous-marine ou une remontée du fond marin. Une île ne peut donc pas "couler" au fond de l'océan puisqu'elle est le fond de l'océan ! Au mieux, elle peut s'affaisser et être engloutie, mais elle devrait rester visible sur les relevés bathymétriques.
Archipel des Bermudes ou des Bahamas ?
En 1968, on découvrit une structure engloutie dans l’archipel des Bahamas à proximité de l’île de Bimini (triangle des bermudes). Des recherches s’en suivirent menées par M.Valentine conservateur du musée des sciences de Miami et D.Rebikoff expert en photographies sous-marines.


On y trouva deux murs d’une construction datant de 8.000 à 10.000 ans. Cette
découverte a pour principal intérêt de rejoindre une vision du médium
Edgar Cayce dans laquelle il révélait en
1933: "Les vestiges du
temple de Poséidon, portion engloutie de l'Atlantide, vont ressurgir de
la vase des fonds sous-marins près de l'île de Bimini au large de la
Floride et probablement vers les années 1968 ou 1969."
Toutefois, cette hypothèse est loin de
faire l'unanimité, les géologues interprétant ces vestiges de "murs" et
de "routes pavées" comme étant des formations naturelles.Ces structures résulteraient d'une concrétion naturelle formée à partir du sable issu de l'érosion rocheuse. En effet, dans certaines conditions particulières, l'eau de mer peut en quelque sorte "cimenter" les grains de sable qui, alors, finissent par former des couches rocheuses. Sous l'effet des écarts de température et/ou de pression et de l'érosion, il arrive que la pierre se fende et se divise en blocs plus ou moins réguliers. Quant aux colonnes de marbre, colonnes "cannelées" était-il même précisé, elles sont très fortement "soupçonnées" de n'être que des blocs de ciment ayant servi de lest à un navire...
Une fois encore, je ne peux que conseiller d'aller faire un tour sur le site l'épopée atlante pour compléter ce tour d'horizon des diverses hypothèses "atlantiques" et leur degré de fiabilité).
24 novembre 2005
le mythe de l'Atlantide - 2
Hypothèse de la métaphore politique
Pour la plupart des spécialistes de l'œuvre du grand philosophe grec, l'Atlantide est un conte, une création, un mythe que Platon aurait fabriqué de toutes pièces dans un but philosophique. (Même l'inachèvement du Critias est considéré par certains comme volontaire).
L'Athènes archaïque présentée dans le
Critias et
l'Atlantide seraient les deux visages de la seule et unique Athènes que Platon juge très sévèrement. Afin de mettre en
lumière les défauts de la cité grecque et de sa population, il les aurait comparés à une civilisation
idéalisée et utopique vivant sur un continent imaginaire. Le mythe
atlante serait donc un
pamphlet politique destiné à dénoncer l'impérialisme athénien et se
dissimulant par prudence sous le masque de la fiction. Ces mêmes
spécialistes ne manquent pas de noter les ressemblances entre la
description de l'Atlantide par Platon et l'Enquête d'Hérodote, voyant
dans les descriptions d'Ecbatane (capitale des Mèdes) et de Babylone
(capitale mésopotamienne) des "modèles" possibles
pour la capitale atlante. L'Egypte telle que décrite par Hérodote est
également pressentie comme une source possible d'inspiration pour la
description du puissant empire atlante. On
retrouverait aussi des échos des guerres médiques, de la guerre du
Péloponnèse, de l'expédition de Sicile.
Cependant, Platon n'est ni un historien, ni un poète, mais bien un philosophe, et certainement un des plus grands. S'il a introduit l'Atlantide dans son discours celà doit être pour une raison sérieuse. Pour appuyer et renforcer sa démonstration politique ? C'est possible. Mais était-il indispensable alors de fournir un tel luxe de détails ? Le doute est permis.
Ce doute a d'ailleurs pour origine le texte de Platon lui-même, comme le montre ces quelques extraits du prologue du Timée:
CRITIAS:
…Oyez donc, Socrate, une histoire très singulière, mais absolument
vraie, à ce que dit une fois Solon, le plus sage des sept sages…
SOCRATE: … Mais quel est cet exploit que Critias rapporta, non comme
une simple fiction mais comme un haut fait réellement et anciennement
accompli par cette cité
CRITIAS: …Quel était-il, comment fut-il accompli et de
qui Solon l'avait-il appris pour le rapporter comme véritable ?
SOCRATE: …Et surtout qu'il ne s'agisse pas d'une légende fabriquée à
plaisir, mais d'une histoire vraie, voilà qui est considérable!
Pourquoi
tant insister sur la véracité de l'histoire contée ? Parce qu'elle est
vraie ? Ou pour faire oublier justement qu'elle ne l'est pas ?
Nul doute que l'hypothèse du
pamphlet politique visant à critiquer la société athénienne antique avancée par les chercheurs est
très certainement exacte. Mais celà met-il vraiment un terme au débat
sur la réalité de cette civilisation ? Ne
pourrait-on pas imaginer Platon plus subtil penseur encore que l'on a pu jusqu'alors l'imaginer
? Platon, qui était un des plus
brillants esprits de son temps, n'aurait-il pas pu avoir accès à des enseignements ésotériques (c'est à dire opposé à
"exotérique") et mettre les connaissances qu'il aurait pu avoir de
l'existence d'une société antédiluvienne au service de sa démonstration ?
Alors ? Chimère ou réalité ? Chacun son opinion.
Dans les
messages suivants, je parlerai des différentes hypothèses avancées en
faveur de la réalité de ce mythe, hypthèses parfois bien éloignées de
la représentation idéalisée que se font la plupart des gens de ce
mythique continent: celle d'une civilisation technologiquement et
spirituellement plus avancée que nous, détentrice d'un savoir et d'une
sagesse depuis longtemps perdues.
(certains passages de ce message sont inspirés du site l'épopée atlante qui retrace de façon très complète et très claire l'histoire de cette légende)
19 novembre 2005
le mythe de l'Atlantide - 1
Plusieurs lectures prophétiques réalisées par Edgar Cayce parlent du continent mythique de l'Atlantide et de sa prochaine réapparition. Avant de voir plus en détail ces prophéties, revenons un instant sur le mythe de l'Atlantide et les diverses interprétations qui en ont été faites au cours des siècles.
L'histoire
La première référence connue à ce continent est faite dans le "Timée" et le "Critias", oeuvres du philosophe grec Platon (vers 427-348 avant Jésus-Christ). Dans ces ouvrages, Platon raconte comment, lors d'un voyage en Egypte, des prêtres auraient révélé au philosophe grec Solon l'existence, il y a environ neuf mille ans, d'un immense continent, plus grand que l’Afrique du Nord et l’Asie mineure réunies, et situé au-delà des colonnes d'Héraklès (que la plupart s'accordent à identifier à l'actuel détroit de Gibraltar).
" On pouvait alors traverser cet Océan ; car il s'y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Héraclès. Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies. De cette île on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles-ci gagner tout le continent qui s'étend en face d'elles et borde cette véritable mer.
" Car tout ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port
dont l'entrée est étroite, tandis que ce qui est au-delà forme une véritable mer et
que la terre qui l'entoure a vraiment tous les titres pour être appelée continent. Or
dans cette île Atlantide, des rois avaient formé une grande et admirable puissance, qui
étendait sa domination sur l'île entière et sur beaucoup d'autres îles et quelques
parties du continent. En outre, en deçà du détroit, de notre côté, ils étaient
maîtres de la Libye jusqu'à 'Egypte, et de l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie...
(extraits du Timée)


Platon
et Aristote
carte de l'île-continent Atlantide
Ce continent était constitué de plaines fécondes et d’immenses forêts. Il était doté d’une flore luxuriante et d’une faune variée, avec, notemment, de grands troupeaux d’éléphants. Le sol recelait de riches filons d’or, d’argent et d’autres métaux. Cette île-continent, d’une immense et extraordinaire puissance, était l’Atlantide. À l’extrémité sud du continent, les rois bâtirent une ville d’une magnificence à la mesure de l’extraordinaire puissance que leur valait une terre si fortunée. Cette cité, nommée elle aussi Atlantide, était formée par sept cercles concentriques de terre et de canaux. Au coeur de celle-ci, se dressait la résidence royale où vivait le grand roi de l'Atlantide: Atlas (celui-là même qui donna son nom au mont et au continent). On y voyait des temples, des palais et des édifices publics tous d'une architecture prodigieuse. Le plus formidable de tous était le grand temple dédié au dieu Poséidon. Ses façades extérieures étaient entièrement couvertes d'argent et ses toits étaient plaqués d'or. A l'intérieur, les voutes étaient en ivoire ciselé, incrusté d'or, d'argent et d'orichalque. Le temple était aussi orné de statues toutes en or. L'une surpassait les autres, celle représentant Poséidon se tenant debout sur un char attelé à six chevaux ailés, et d'une grandeur tele que la figure touchait la voûte de l'édifice. Dans les enceintes extérieures de la cité se trouvaient un hippodrome et des habitations populaires et dans les ports intérieurs se pressaient les navires de guerre. car les rois Atlantes, ayant perdu au cours des siècles leur sagesse et leur respect des lois, étaient devenus avides et cruels. Animés de visée expansionnistes, puissants et prospères, ils ambitionnaient de devenir les maîtres du monde entier.
" ... Nous avons déjà dit, au sujet du tirage au sort que firent les dieux, qu'ils partagèrent toute la terre en lots plus ou moins grands suivant les pays et qu'ils établirent en leur honneur des temples et des sacrifices.
" ...C'est ainsi que Poséidon, ayant eu en partage l'île Atlantide, installa des enfants qu'il avait eus d'une femme mortelle dans un endroit de cette île que je vais décrire. Du côté de la mer, s'étendait, par le milieu de l'île entière, une plaine qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et fertile par excellence. Vers le centre de cette plaine, à une distance d'environ cinquante stades, on voyait une montagne qui était partout de médiocre altitude. Sur cette montagne habitait un de ces hommes qui, à l'origine, étaient, en ce pays, nés de la terre. il s'appelait Evénor et vivait avec une femme du nom de Leucippe, ils engendrèrent une fille unique, Clito, qui venait d'atteindre l'âge nubile, quand son père et sa mère moururent. Poséidon, s'en étant épris, s'unit à elle ...
"...Lui-même embellit l'île centrale, chose aisée pour un dieu. Il fit jaillir du sol deux sources d'eau, l'une chaude et l'autre froide, et fit produire à la terre des aliments variés et abondants. Il engendra cinq couples de jumeau mâles, les éleva, et, ayant partagé l'île entière de l'Atlantide en dix portions, il attribua au premier né du couple le plus vieux la demeure de sa mère et le lot de terre alentour, qui était le plus vaste et le meilleur; il l'établit roi sur tous ses frères et, de ceux-ci, fit des souverains, en donnant à chacun d'eux un grand nombre d'hommes à gouverner et un vaste territoire. Il leur donna des noms à tous. Le plus vieux, le roi, reçut le nom qui servit à désigner l'île entière et la mer qu'on appelle Atlantique, parce que le premier roi du pays à cette époque portait le nom d'Atlas. Tous ces fils de Poséidon et leurs descendants habitèrent ce pays pendant de longues générations.…
" ...Et voilà comment tout était disposé autour du palais des rois:
Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer…
" ...Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir
suffisamment en eux, ils obéirent aux lois et restèrent attachés au principe divin
auquel ils étaient apparentés. Ils n'avaient que des pensées vraies et grandes en tout
point, et ils se comportaient avec douceur et sagesse en face de tous les hasards de la
vie et à l'égard les uns des autres. Aussi, n'ayant d'attention qu'à la vertu,
faisaient-ils peu de cas de leurs biens et supportaient-ils aisément le fardeau qu'était
pour eux la masse de leur or et de leurs autres possessions. Ils n'étaient pas enivrés
par les plaisirs de la richesse et, toujours maîtres d'eux-mêmes, ils ne s'écartaient
pas de leur devoir. Tempérants comme ils étaient, ils voyaient nettement que tous ces
biens aussi s'accroissaient par l'affection mutuelle unie à la vertu, et que, si on s'y
attache et les honore, ils périssent eux-mêmes et la vertu avec eux. Tant qu'ils
raisonnèrent ainsi et gardèrent leur nature divine, ils virent croître tous les biens
dont j'ai parlé. Mais quand la portion divine qui était en eux s'altéra par son
fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain
prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent
indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu'ils perdaient les
plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner
ce qu'est la vraie vie heureuse les trouvaient justement alors parfaitement beaux et
heureux, tout infectés qu'ils étaient d'injustes convoitises et de l'orgueil de dominer.
Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces
sortes de choses, s'apercevant du malheureux état d'une race qui avait été vertueuse,
résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages. A cet effet, il
réunit tous les dieux dans leur demeure, la plus précieuse, celle qui, située au centre
de tout l'univers, voit tout ce qui participe à la génération, et, les ayant
rassemblés, il leur dit: ... " (extraits du Critias)
Les atlantes se lancèrent à la conquête
des rives de la Méditerranée et s'emparèrent de l'Egypte puis de la
Lybie. Ils étendirent rapidement leur empire à tout le bassin
méditerranéen et au-delà.
L'état d'Athènes (pas l'actuel, un
autre état athénien qui aurait existé à la même époque) se trouva
menacé par les ambitions expansionnistes des Atlantes. Une guerre eclata et, au cours
d’une grande bataille, les guerriers atlantes furent vaincus
par les guerriers athéniens. Mais juste après cette glorieuse victoire,
l’antique cité d'Athènes fut détruite par des tremblements de terre et des
inondations dont la violence provoqua également l’engloutissement dans
la mer du continent de l’Atlantide. Tout se passa en l’espace d’un jour
et d’une nuit.
" Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d'un seul coup dans la terre, et l'île Atlantide, s'étant abîmée dans la mer, disparut de même.
" Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cette mer-là est impraticable et
inexplorable, la navigation étant gênée par les bas fonds vaseux que l'île a formés
en s'affaissant..." (extraits du Timée)
09 novembre 2005
Edgar Cayce, le prophète endormi
Edgar Cayce naquit près de Hopkinsville, dans l’État du Kentucky, le 18 mars 1877. Aîné de cinq enfants, il fut élevé avec ses quatre sœurs dans le cadre de la vie rurale de la fin du dix-neuvième siècle, entouré de ses grands-parents, oncles, tantes et cousins, qui habitaient aux environs. Il aimait à jouer avec de petits compagnons fictifs, lesquels disparurent au fur et à mesure qu’il grandissait. À cette époque, le pays traversait une renaissance religieuse dont l’ardeur pouvait expliquer, au moins partiellement, le profond attrait d’Edgar pour la Bible et son aspiration à devenir médecin missionnaire. Personne n’aurait alors soupçonné de quelle façon singulière son rêve s’accomplirait.
À six ou sept ans, il conta à ses parents qu’il avait des visions surnaturelles et conversait parfois avec son grand-père défunt. Ceux-ci n’y prêtèrent guère attention, pensant qu’il s’agissait du fruit d’un esprit chimérique. Edgar se réfugiait dans la lecture de la Bible, ce qui lui procurait tant de satisfaction qu’il résolut de lire les saintes Écritures du commencement à la fin une fois pour chaque année de sa vie. Les histoires et les personnages bibliques acquirent ainsi une place prépondérante dans son existence. À l’âge de treize ans, il eut une expérience qui le marqua pour toujours: l’apparition d’un être angélique, une belle dame, qui lui demanda ce qu’il désirait le plus. Edgar lui répondit qu’il souhaitait assister autrui, en particulier les enfants malades.
Peu après, il s’aperçut qu’il lui était possible de mémoriser ses manuels scolaires en dormant un moment dessus, aptitude que l’on ne pouvait plus attribuer à une imagination débordante. Sans même les avoir lus, il était capable de s’endormir sur des livres ou des documents de n’importe quelle longueur ou complexité et, en s’éveillant, d’en répéter le contenu exact. Cette qualité le favorisa en classe, mais s’évanouit graduellement. Afin d’aider ses parents sur le plan financier, il quitta l’école à seize ans et alla travailler avec un oncle à la ferme de sa grand-mère.
L’année suivante, la famille s’installa à Hopkinsville. Edgar fut engagé dans une librairie. Quelques mois plus tard, il fit la connaissance de Gertrude Evans, dont il tomba amoureux. Le 14 mars 1897, quatre jours avant son vingtième anniversaire, il se fiança avec elle. Tous deux décidèrent de se marier dès qu’il aurait les moyens de fonder un foyer.
En juin 1898, Edgar perdit son poste et œuvra quelque temps dans un grand magasin avant de se rendre à Louisville, vaste cité commerçante du Kentucky où il avait obtenu un emploi mieux rémunéré dans une importante librairie. À Noël 1899, il revint à Hopkinsville et s’associa avec son père, Leslie Cayce, alors agent d’assurances. Edgar se mit à voyager de ville en ville, vendant des assurances ainsi que des livres et des articles de bureau. À vingt-trois ans, au tournant du siècle, sa situation pécuniaire lui laissait entrevoir un mariage proche, lorsqu’il fut atteint d’une extinction de voix après avoir absorbé un sédatif. Au début, il ne s’inquiéta point, croyant que l’affection passerait. Remarquant qu’elle persistait, il consulta médecins et spécialistes, qui ne parvinrent pas à le soigner. Incapable de s’exprimer au-delà d’un murmure, il rechercha une activité professionnelle qui n’exigeât guère de parler.
Il trouva à Hopkinsville une place idéale, comme apprenti-photographe. En effet, même si sa condition s’avérait incurable, il serait près de Gertrude et des siens. Il regrettait souvent de ne pas avoir pu poursuivre ses études afin de devenir prêtre ou médecin, mais il se réconfortait en lisant la Bible et se réjouissait à l’idée de se marier et d’avoir des enfants.
À cette époque où l’hypnotisme et les spectacles théâtraux étaient très populaires, un hypnotiseur ambulant qui se faisait appeler "Hart, le roi du rire !" parut au théâtre de Hopkinsville. Hart avait du succès et était consciencieux. Quand il fut au courant de la maladie d’Edgar, il accepta d’essayer de le guérir. Dans une première séance, Hart l’hypnotisa et lui suggéra qu’il allait recouvrer la voix. À la grande surprise des personnes présentes, Edgar répondit d’un ton normal aux questions qu’on lui posa. Cependant, son cerveau n’obéit pas à la suggestion post-hypnotique de continuer à parler clairement après la séance. Hart réitéra la tentative à plusieurs reprises, obtenant toujours le même résultat: endormi, Edgar s’exprimait à la perfection ; éveillé, il retournait à son murmure antérieur. Les journaux locaux commentèrent l’événement, et lorsque Hart s’éloigna, pris par d’autres obligations, beaucoup de gens restèrent persuadés que l’hypnotisme était la solution au problème de Cayce.
Sachant que certains patients manifestaient sous hypnose des facultés de voyance, un spécialiste de New York, que le cas intéressait, conseilla de renouveler l’expérience mais, cette fois, en demandant à Edgar de se prononcer sur sa propre difficulté, au lieu de lui suggérer seulement de retrouver la voix. Ses parents s’y opposèrent parce que les séances avec Hart l’avaient affaibli et rendu extrêmement nerveux. Gertrude n’intervint pas, laissant son fiancé choisir lui-même, puisque Edgar aimait la photographie et que, de toute façon, ils pourraient vivre heureux ensemble.
Cayce décida de se soumettre à une ultime tentative sous la conduite d’un autodidacte de la localité, Al Layne, qui pratiquait l’hypnotisme et étudiait l’ostéopathie par correspondance. En outre, il proposa d’entrer dans un état analogue à celui qui lui permettait de mémoriser ses livres de classe dans son adolescence. Quand il fut endormi, Layne l’interrogea sur la cause de son mal et la manière d’y remédier. Et Cayce répondit! Il définit le problème comme "un trouble psychologique produisant un effet physique" et recommanda que, pendant qu’il était inconscient, on lui suggérât d’intensifier la circulation sanguine dans la zone affectée. Layne s’exécuta. L’on put observer comment la partie supérieure de la poitrine et la gorge d’Edgar devinrent écarlates et chaudes au toucher. Edgar demeura ainsi une vingtaine de minutes, en silence ; il réclama ensuite qu’avant de l’éveiller, on lui intimât l’ordre de régulariser la circulation sanguine. Layne respecta ces instructions et, éveillé, Cayce s’exprimait parfaitement, rétabli de sa maladie qui avait duré un an. À cette date, le 31 mars 1901, Edgar Cayce avait donné sa première lecture psychique.
Aussi bien lui que ses parents et Gertrude se félicitèrent de cette issue inespérée. Maintenant, son but était de réussir dans la photographie et de se marier au plus tôt. Cayce, par conséquent, aurait négligé son don inappréciable, sans l’intérêt de Layne pour l’extraordinaire phénomène dont il avait été témoin. Layne souffrait depuis des années de désordres gastriques que les docteurs se révélaient impuissants à soulager, et l’idée lui vint de solliciter une lecture à ce propos. Il était sûr que ses connaissances en médecine lui feraient identifier tout remède nuisible que pourrait indiquer Cayce. Malgré son scepticisme, celui-ci acquiesça, car il se sentait redevable envers Layne de l’avoir aidé à récupérer la voix. La lecture eut lieu de façon similaire à la précédente. Endormi, Edgar décrivit l’affection en détail et préconisa certaines plantes médicinales, un régime et des exercices physiques. En une semaine, Layne se portait tellement mieux qu’il s’enthousiasma davantage pour la faculté de Cayce et encouragea ce dernier à essayer de résoudre d’autres cas.
Edgar hésita, parce qu’il ne comprenait pas le phénomène et ne possédait aucune formation médicale. De plus, son seul objectif était de se marier, d’avoir des enfants et de mener une vie tranquille. Mais Layne lui répétait que si son talent s’avérait bénéfique, il avait la responsabilité morale de le vouer au service de l’humanité. Finalement, après avoir beaucoup discuté en famille, prié et examiné la Bible, Edgar accepta de poursuivre à deux conditions: d’une part, s’il émettait un jour quelque conseil dangereux, les lectures seraient aussitôt arrêtées ; d’autre part, les personnes impliquées se souviendraient qu’il était avant tout photographe.
L’une des premières lectures fut réalisée pour une fillette de cinq ans nommée Aime Dietrich, gravement malade depuis déjà trois ans. À la suite d’une grippe, son cerveau ne se développait plus et de fréquentes convulsions agitaient son petit corps. En dépit des médecins et des spécialistes consultés, son regard restait vide et son état empirait.
Layne dirigea la lecture et nota ce que dit Cayce en transe. Celui-ci affirma que le problème avait surgi peu avant que l’enfant ne s’enrhumât, lorsqu’elle s’était contusionné la colonne vertébrale dans une chute survenue en descendant d’une voiture à cheval (accident confirmé par la mère) ; des microbes de la grippe s’étaient logés dans la partie traumatisée de la moelle épinière, engendrant les convulsions. Edgar recommanda que Layne procédât à certaines manipulations ostéopathiques. Dans une lecture de contrôle, il mentionna que ces dernières n’avaient pas été correctement exécutées et donna de nouvelles instructions. Après plusieurs tentatives, Layne les accomplit de manière adéquate. Au bout de quelques jours, Aime appela par son nom une poupée avec laquelle elle jouait avant de tomber malade. Plus tard, elle reconnut d’autres objets et aussi ses parents. Les convulsions cessèrent complètement et, en moins de trois mois, l’enfant était florissante de santé, normale à tous égards.
Bien que ravi d’avoir pu se montrer utile, Cayce prétendait uniquement à une existence paisible. Cependant, l’enthousiasme de Layne, de son propre père et de gens tels que les parents d’Aime, l’empêcha de concrétiser son désir. Edgar continua à effectuer des lectures gratuites sous la supervision de Layne. Très vite, on découvrit qu’il n’avait besoin que du nom d’une personne et de l’endroit où elle se trouvait pour décrire son état général, diagnostiquer ses maux, prescrire un traitement et répondre aux questions la concernant. Si les lectures le troublaient, car il n’en saisissait guère le sens en lisant les notes de Layne, il n’oubliait jamais de remercier Dieu chaque fois que cette faculté lui permettait de secourir quelqu’un.
En ce temps-là, Edgar résidait à Bowling Green, à une centaine de kilomètres de Hopkinsville, et travaillait dans une librairie. Layne le rejoignait tous les dimanches afin d’obtenir des lectures pour ses patients. Le 17 juin 1903, après des fiançailles de plus de six ans, Gertrude Evans et Edgar Cayce célébrèrent leur mariage. Edgar ne s’habituait toujours pas aux lectures, mais sa vie le satisfaisait: il avait une épouse aimante, un foyer, un emploi bien rémunéré, et enseignait le catéchisme. L’année suivante, il monta un studio photographique avec un associé.
Grâce à Cayce, Layne vit sa réputation et sa clientèle s’accroître tant, qu’il décida de devenir ostéopathe professionnel. Il quitta Hopkinsville et entra dans une école d’ostéopathie au sud du Kentucky. Edgar se trompait en croyant que cela mettrait un terme aux lectures. En effet, il avait suscité la curiosité d’un groupe de médecins locaux, qui pratiquèrent sur lui des tests, parfois préjudiciables, destinés à explorer la nature et l’origine de son pouvoir psychique.
Cayce se consacrait essentiellement à la photographie et excellait en son art. Le studio prospérait. Pourtant, lorsqu’un incendie détruisit une importante collection d’aquarelles et de reproductions qu’il avait en dépôt, Edgar s’endetta. Neuf mois plus tard, un autre incendie dévasta le studio. Cayce le rouvrit en deux semaines, et assuma seul les pertes parce que son associé s’était retiré. Gertrude retourna à Hopkinsville avec Hugh Lynn, leur fils né le 16 mars 1907. Edgar demeura à Bowling Green jusqu’à ce qu’il eût comblé son déficit. Il en partit ruiné en août 1909, et chercha un poste en Alabama où les photographes étaient rares.
À Noël, il rendit visite à sa famille. Son père le présenta au docteur Wesley Ketchum, homéopathe récemment établi dans la ville. Ce dernier, qui avait entendu parler des lectures par l’un des patients de Layne, en sollicita une. Il venait de se diagnostiquer une appendicite et voulait savoir si Edgar serait capable de la détecter. Celui-ci décela un trouble très différent et proposa un traitement simple. Afin de le ridiculiser, Ketchum consulta un confrère, lequel corrobora les déclarations d’Edgar. Ainsi fut-il persuadé de la véracité des lectures.
Le docteur Ketchum commença à recourir à la faculté de Cayce dans les cas difficiles qu’il rencontrait. En 1910, il soumit un rapport à la ‘Société américaine de recherches cliniques’, qualifiant Cayce de génie en médecine. Il en résulta que le 9 octobre, le journal ‘The New York Times’ publia un long article intitulé: "Un homme inculte devient médecin sous hypnose". Les requêtes pour des lectures affluant de toutes parts, le docteur Wesley Ketchum, Edgar Cayce, Leslie Cayce et Albert Noe, hôtelier fortuné, fondèrent la ‘Psychic Reading Corporation’ (Société de lectures psychiques). Edgar revint à Hopkinsville, où il installa un studio photographique, le ‘Studio d’art Cayce’. Chaque jour, durant ses heures libres, il donnait des lectures psychiques sur des problèmes médicaux. Il était cependant beaucoup plus heureux dans ses activités de photographe, et il lui faudrait encore un an avant de changer d’attitude vis-à-vis des lectures.
Quand George Dalton, riche entrepreneur de construction, se fractura la jambe et la rotule sur un chantier, plusieurs médecins lui dirent qu’il ne pourrait plus se déplacer normalement à cause de la gravité de la blessure au genou. Non satisfait du diagnostic, Dalton prit l’avis du docteur Ketchum. Dans une lecture, Edgar ordonna de consolider la rotule avec des clous. Une telle méthode était inconnue à l’époque, mais le docteur Ketchum eut confiance en Cayce et pratiqua l’opération chirurgicale. En quelques mois, Dalton marchait comme si l’accident n’était pas arrivé.
Gertrude et Edgar eurent un second fils en mars 1911, Milton Porter. Peu après la naissance, le bébé fut atteint de toux convulsive puis de colite. Malgré l’intervention de divers médecins, sa santé se détériora et les docteurs abandonnèrent tout espoir de le sauver. Cayce effectua alors une lecture. Il indiqua que Milton Porter était déjà trop malade et irrémédiablement perdu. L’enfant mourut en moins de deux mois.
Cayce et son épouse sombrèrent dans une profonde dépression. Lui se reprochait de ne pas avoir pensé plus tôt aux lectures, ce qui aurait peut-être épargné la vie du bébé; mais maintenant, il ne le saurait jamais. Quant à Gertrude, elle contracta une pleurésie qui, en empirant, l’obligea à garder le lit.
Vers la fin de l’été, le médecin de Gertrude modifia son diagnostic et informa Edgar qu’elle avait la tuberculose et dépérissait. Un spécialiste confirma la terrible réalité et tous, excepté son mari, se résignèrent à sa mort imminente. Edgar en appela à une lecture. Celle-ci rendait espoir et recommandait qu’en plus de prendre certaine préparation pharmaceutique, Gertrude se décongestionnât les poumons en inhalant les vapeurs se dégageant d’un tonnelet de chêne partiellement rempli d’eau-de-vie de pomme. Les docteurs décrétèrent que le remède se révélerait inutile, pourtant Ketchum le prescrivit. Au bout de deux jours, la fièvre était tombée et Gertrude se sentait mieux. Son état continua de s’améliorer et, en novembre, même les médecins se montrèrent optimistes. En janvier 1912, Gertrude était presque totalement remise de sa maladie.
Cette année-là, un délégué de l’université de Harvard, le docteur Hugo Münsterberg, se présenta à Hopkinsville pour s’enquérir du talent psychique de Cayce. Il envisageait de souiller sa réputation en prouvant son charlatanisme. Lorsqu’il partit, il était convaincu de la légitimité et de l’efficacité des lectures. Il incita Edgar à exercer son don hors du commun qui apaisait tant de souffrances.
Cayce rompit son association avec Ketchum et Noe, et alla travailler comme photographe à Selma, en Alabama. L’année suivante, il acheta lui-même le studio dont il était gérant et fit venir Gertrude et Hugh Lynn. Là, il put échapper à sa notoriété grandissante et mener une vie tranquille en famille. Toutefois, cela ne dura guère. Un jour, son fils se brûla sévèrement les yeux en jouant dans le studio avec de la poudre de magnésium servant au flash. Les médecins affirmèrent que l’enfant ne recouvrerait pas la vue et préconisèrent l’ablation d’un œil. Dans une lecture, Cayce assura que Hugh Lynn n’avait point perdu la vue ; celui-ci devait rester dans une chambre obscure pendant deux semaines, en ayant constamment sur les yeux des compresses imprégnées de la solution spécifiée par les docteurs, additionnée d’un ingrédient. Il n’y eut pas d’intervention chirurgicale, et quand on lui ôta les bandages, l’enfant voyait ! Les journaux locaux relatèrent l’épisode, de sorte que Cayce, à nouveau renommé, donna des lectures en plus de s’occuper du studio photographique. Par ailleurs, comme dans toutes les villes où il avait vécu, il participait aux activités de la paroisse et enseignait le catéchisme. Le 9 février 1918, Gertrude et Edgar eurent un autre fils, Edgar Evans.
Le nombre croissant de requêtes pour des lectures fit apparaître
une difficulté: beaucoup de gens ne trouvaient pas de médecins disposés à
observer les instructions d’un homme qui leur était inconnu et qui
diagnostiquait, dans un état d’autohypnose, les maladies de patients que
souvent lui-même n’avait jamais vus. Cayce commença à songer à un hôpital
où docteurs, infirmiers et thérapeutes appliqueraient les traitements mentionnés
dans les lectures.
Ce rêve de l’hôpital l’amena à s’associer avec des
hommes cherchant du pétrole au Texas. Edgar se rendit là-bas dans le dessein
de procéder à des lectures sur de possibles sites d’exploitation. Ils édifièrent
un derrick et forèrent un puits, néanmoins n’atteignirent pas le gisement à
cause de multiples obstacles. Les lectures signalèrent que les renseignements
qu’elles fournissaient ne devaient pas être employés à des fins
personnelles, mais que certains associés de Cayce ne partageaient point son
ambition de créer un hôpital et désiraient uniquement s’enrichir.
Après cette tentative décevante qui avait duré quatre ans, Edgar retourna à Selma. Il reprit son existence là où il l’avait laissée, avec son épouse, ses deux enfants, son travail et sa fonction à l’Église. Ses leçons de catéchisme devinrent les plus populaires de la région, car il savait animer les personnages et les récits bibliques. En septembre 1923, il engagea une secrétaire du nom de Gladys Davis pour transcrire tout ce qui se disait au cours des lectures, alors conduites par Gertrude.
Jusqu’à ce moment, l’information psychique communiquée par Cayce concernait exclusivement la médecine. Cependant, Arthur Lammers, imprimeur de la ville de Dayton, en Ohio, passionné de philosophie et de métaphysique, sollicita une lecture sur son horoscope. Dans la partie finale, Edgar fit une curieuse déclaration: "Il fut moine dans le passé", posant ainsi l’hypothèse de la réincarnation et ouvrant la porte à de nouvelles perspectives.
Cette révélation constitua un dilemme pour Cayce: s’il ne doutait pas de la véracité, de l’utilité et de l’exactitude des lectures en matière de santé, une telle référence directe à la réincarnation lui semblait s’opposer aux principes chrétiens traditionnels. Il pria à cet égard, interrogea son être intérieur, effectua des lectures et relut entièrement la Bible sous l’angle de la réincarnation. De cette manière, il acquit une sublime vision d’unité entre les grandes religions du monde, centrée sur le judéo-christianisme.
Edgar Cayce découvrit que le concept de la réincarnation s’appuyait sur les notions philosophiques suivantes: la vie est éternelle et possède un but ; tout ce qui existe émane de Dieu et fait partie de Dieu ; en tant qu’âmes, nous sommes enfants du Créateur et, par conséquent, égaux ; nous avons reçu le libre arbitre — un jour, nous choisissons le chemin de l’altruisme. Cayce s’aperçut que la réincarnation, compatible avec n’importe quelle religion, s’accordait avec son propre entendement des enseignements du Christ.
À partir de cette date, Edgar réalisa des lectures, non plus sur le seul corps physique, mais aussi sur l’esprit et l’âme, ainsi que sur les vies antérieures des gens qui le consultaient et les répercussions des dites expériences précédentes dans leur incarnation actuelle. Ces exposés furent appelés "lectures de vie". Avec le temps, l’information transmise se diversifia et embrassa une vaste gamme de sujets. Elle aborda, entre autres, des préceptes mentaux et spirituels, des considérations inédites sur la psychologie et la parapsychologie, des conseils destinés à améliorer nos relations personnelles, l’histoire de la Création, les civilisations disparues, une description fascinante de la vie de Jésus.
Les lectures étant de plus en plus demandées, Cayce abandonna son studio photographique afin de s’y consacrer pleinement et de rechercher des investisseurs pour la construction de l’hôpital. Il se mit à accepter les donations, sans jamais toutefois refuser d’aider ceux qui ne pouvaient payer. En vertu de l’indiscutable bienfait des lectures, plusieurs personnes s’offrirent à commanditer l’hôpital dont il rêvait. Néanmoins, un groupe voulait le bâtir à Chicago, un autre à Dayton, tandis que les lectures spécifiaient Virginia Beach ou les alentours. Finalement, Morton Blumenthal, agent de change à la Bourse de New York, consentit à financer le projet à l’endroit préconisé.
En septembre 1925, la famille Cayce, accompagnée de Gladys Davis, s’installa à Virginia Beach, en Virginie. Une organisation, ‘Association of National Investigators, Inc.’ (Association de chercheurs nationaux), fut fondée en 1927. Sa mission était d’analyser et d’expérimenter l’information contenue dans les lectures ; sa devise: "Rendons manifeste notre amour pour Dieu et l’humanité." L’année d’après, le 11 novembre 1928, l’hôpital Edgar Cayce fut inauguré. Des patients venaient de tout le pays, désireux d’obtenir des lectures et de recevoir les soins d’un personnel compétent. Lors des lectures, Cayce diagnostiquait les maladies et prescrivait différents modes de traitement, depuis un changement de régime alimentaire jusqu’à une intervention chirurgicale. Il ne favorisait aucune branche de la médecine, mais les recommandait toutes, sélectionnant dans chaque cas les plus appropriées à l’état du patient.
Le krach boursier d’octobre 1929 marqua l’aube de la grande crise économique. Malgré cela, une université à vocation humanitaire, ‘Atlantic University’ (Université Atlantique), débuta ses cours en 1930. En février 1931, l’hôpital dut fermer et l’organisation se dissoudre, par manque de ressources financières. L’université parvint à survivre jusqu’à Noël.
En juin de la même année, l’A.R.E., ‘Association for Research and Enlightenment, Inc.’ (Association pour la recherche et l’éclairement), fut créée dans le but d’étudier et de diffuser les lectures de Cayce. L’Association se concentra essentiellement sur la médecine holistique et la guérison spirituelle ; la réincarnation ; les rêves et leur interprétation ; les phénomènes psychiques ; le pouvoir de la pensée ; la prière et la méditation ; les principes philosophiques et spirituels.
De nombreuses personnes souhaitant développer leur perception extrasensorielle s’adressaient à Edgar Cayce. Celui-ci leur répliquait qu’elles devaient d’abord s’efforcer d’élever leur niveau de conscience, puisque le psychique provenait de l’âme. Il leur assurait que si elles cultivaient les valeurs spirituelles, leurs facultés psychiques s’accentueraient naturellement, selon leurs besoins et le motif de leur présente incarnation. Cayce leur expliquait que si elles étaient disposées à incorporer les préceptes des lectures à leurs croyances religieuses ou philosophiques, elles obtiendraient des résultats favorables. Dans le cas contraire, il leur enjoignait de ne pas toucher à l’information des lectures et d’oublier ces dernières.
Au fil des ans, les aptitudes psychiques de Cayce s’amplifièrent. Un jour, il sortit en courant de la pièce où il se trouvait, terriblement angoissé car il avait vu que trois jeunes soldats auxquels il songeait ne rentreraient pas de la guerre. En outre, il distinguait les auras, définies comme le champ d’énergie lumineuse existant autour de tout ce qui vit. À travers elles, il percevait la condition physique et émotionnelle des gens.
À mesure que sa réputation s’étendait, davantage de sceptiques arrivaient à Virginia Beach dans l’unique dessein de l’accuser de fraude. Tôt ou tard, ils étaient convaincus de sa sincérité et de l’authenticité de son œuvre, et beaucoup sollicitaient même des lectures. Parmi eux, l’écrivain Thomas Sugrue, catholique fervent venu avec l’intention de mettre en évidence ce qu’il estimait être une imposture, rédigea la biographie "Il est un fleuve", publiée en 1943 du vivant de Cayce. De façon analogue, la revue ‘Coronet’, très populaire à cette époque, divulgua les conclusions de son enquête dans un article intitulé: "L’homme prodigieux de Virginia Beach". Ce reportage eut tellement de succès que Cayce devint plus célèbre que jamais.
Durant la seconde guerre mondiale, Edgar Cayce recevait des sacs de courrier. Pour tenter de satisfaire aux requêtes croissantes, il porta [augmenta] le nombre de lectures quotidiennes à six, au mépris de ses lectures personnelles qui l’avertissaient du danger d’en effectuer plus de deux par jour. En dépit de cela, il fallait demander une lecture deux ans à l’avance.
Au printemps 1944, Edgar commença à perdre ses forces. Les lectures lui conseillaient le repos, néanmoins il se sentait obligé de continuer à assister ceux qui recouraient à lui. Finalement, il tomba d’épuisement et, comme il avait réalisé sa première lecture pour lui-même en 1901, il se donna la dernière, en septembre 1944. Celle-ci l’exhortait à suspendre ses activités ; lorsque Gertrude s’enquit pendant combien de temps, la réponse fut: "Jusqu’à ce qu’il se rétablisse ou décède." Ce mois-là, il eut une attaque d’aploplexie et resta partiellement paralysé. Vers la fin de l’année, ses amis redoutèrent le pire. Edgar leur dit qu’il "guérirait" après le nouvel an, mais ils comprirent qu’il annonçait en réalité sa mort, laquelle se produisit le 3 janvier 1945. Jusqu’alors, personne n’avait remarqué que Gertrude était malade, tant elle se montrait courageuse et cachait ses propres tourments. Elle s’éteignit trois mois plus tard, le dimanche de Pâques.
En attendant que les enfants de Cayce revinssent de la guerre, Gladys Davis s’occupa d’archiver, de classer et de cataloguer l’information des lectures qu’elle-même avait, en bonne partie, notées puis recopiées avec effort et patience. Elle termina le projet en 1971, un quart de siècle après l’avoir entrepris! Au cours de son travail, elle put apprécier l’importance et la variété des thèmes mentionnés dans les lectures. Celles-ci couvrent quelque dix mille sujets différents et répondent à presque toutes les questions imaginables au temps de Cayce. En plus d’assumer cette tâche considérable, Gladys fit office de secrétaire des organisations liées à l’œuvre de Cayce, jusqu’à sa mort en 1986 à l’âge de quatre-vingt-un ans.
De son côté, Hugh Lynn Cayce se chargea de l’A.R.E. Il éveilla l’intérêt de bien des gens pour les concepts holistiques des lectures et le rôle de l’Association. Quand il décéda en 1982, les membres étaient passés de seulement quelques centaines à des dizaines de milliers. Aujourd’hui, d’innombrables personnes dans le monde bénéficient du legs d’Edgar Cayce sur la santé, la réincarnation, les rêves, la perception extrasensorielle, la méditation, la croissance spirituelle, l’étude comparative des religions, la vie dans l’au-delà, l’astrologie, les prophéties, les problèmes mondiaux, et davantage.
D’où provenait le savoir délivré dans les lectures? Cayce acquérait en général ses éléments de deux manières distinctes: en entrant en contact avec le subconscient de ceux qui sollicitaient les lectures ; en puisant dans "les annales akashiques", qu’il appelait aussi "le livre de la mémoire de Dieu", archives complètes pour toutes les âmes depuis leur création, inscrites dans les coordonnées espace-temps. Ayant accès aux sources universelles de connaissance, Cayce était capable de disserter sur n’importe quelle matière.
Actuellement, diverses organisations exploitent les renseignements fournis par Edgar Cayce. L’A.R.E., ‘Association for Research and Enlightenment, Inc.’ (Association pour la recherche et l’éclairement), est une association d’envergure mondiale qui continue à approfondir et à documenter les lectures. Elle en communique les préceptes au moyen de publications, de conférences, de séminaires, de réunions, ainsi que d’activités éducatives, culturelles et sociales pour adultes et jeunes. ‘Edgar Cayce Foundation’ (Fondation Edgar Cayce) est une organisation autonome légalement responsable des lectures. Elle examine les rapports entre les notions transmises par Cayce et celles procédant d’autres tendances. ‘Atlantic University’ (Université Atlantique), qui avait fermé ses portes en 1931, les rouvrit en 1985 ; elle offre un programme de maîtrise en études transpersonnelles. ‘Cayce-Reilly School of Massotherapy’ (École de massage Cayce-Reilly) forme masseurs et thérapeutes selon les principes holistiques des lectures. ‘A.R.E. Health Services Department’ (Département de santé de l’A.R.E.) utilise de tels concepts dans ses thérapies naturelles. ‘Health and Rejuvenation Research Center’ (Centre de recherches sur la santé et le rajeunissement) aide des patients et explore les sujets médicaux abordés par Cayce, en tenant compte des progrès de la médecine moderne.
L’existence de toutes ces organisations témoigne que l’information psychique contenue dans les lectures d’Edgar Cayce, photographe du début du vingtième siècle originaire de la campagne, a subi avec succès l’épreuve de l’intense investigation dont elle fait l’objet depuis de nombreuses années.
06 novembre 2005
La réponse de Chilbolton: complément d'information
Suite à mon message sur la probabilité que l'agroglyphe apparu à Chilbolton soit une vraie réponse au message émis depuis Arecibo, j'ai reçu un mail d'une personne étudiant les crop circles et attirant mon attention sur certains points. Je le recopie ci-après. Pour le résumer:
- il faut signaler la présence d'un autre radio-téléscope, plus petit que celui d'Arecibo, à proximité de l'endroit où est apparu l'agroglyphe. J'ajoute qu'il était prévu que ce radio-téléscope ré-émette un nouveau message en direction des étoiles.
- la sécheresse de la région et l'époque tardive (août) peut expliquer l'absence de noeuds de croissance anormaux (la croissance de la plante étant terminée)
- les altérations sont souvent trouvées en périphérie du cercle. Dans ce cas-ci, la formation étant rectangulaire, il est plus difficile de localiser cette zone "d'altération optimale".
- les altérations observées sur les cultures de certains agroglyphes peuvent constitué une exception plutôt que la règle. Leur absence n'implique donc pas forcément un canular (je suis tout à fait d'accord sur ce point, mais leur présence représente pour moi une preuve d'authenticité qui permet d'éliminer rapidement l'hypothèse du canular).
"Ces deux crop-squares sont effectivement différents des crop-circles. La présence du radio-téléscope le montre déjà.
Il faut dire aussi que cette région est plus sèche car plus
au sud, il devient difficile à cette date de trouver des nœuds dans ces
conditions ou des tiges coudées (manque d'eau)
La question que l’on doit se poser sur les cc en général est la suivante: la germination accélérée est-elle voulue ?
Quand on se trouve dans un beau cercle, bien fait, l’un de nos premiers réflexes est de prélever des graines en –périphérie- là où elles ne sont pas trop « grillées ». C’est à cet endroit que l’on observe le meilleur «dopage». Or dans un crop-square de la sorte il est impossible de trouver l’endroit ou les graines sont meilleurs, il n’y en a peut-être aucune volontairement.
Hypothèse: ces crop-square visaient le radiotélescope pour répondre au message, et n’étaient pas destinés à autre chose.
Savez-vous que la formation de Milk Hill n’est pas parfaite
géométriquement? Aucun bras spiral n’est identique et pourtant….il a
produit des graines dopées. Faut-il considérer qu’il est d’origine
humaine ou y a-t-il une raison qui expliquerait ce défaut géométrique ?"
Je remercie l'auteur de ce message pour ses remarques.

(agroglyphe de Milk Hill, 21 août 2001)
03 novembre 2005
prophétie de 2012 - les calendriers mayas
Le calendrier maya date probablement, dans sa forme finale, du premier siècle av. J.-C. et il serait le produit de la civilisation olmèque. Le calcul des prêtres mayas était si précis que la correction de leur calendrier est de dix-millième de journée plus exacte que le calendrier en usage actuellement dans le monde.
De tous les anciens systèmes de computation du temps, ceux des Mayas et les autres systèmes méso-américains sont les plus complexes et les plus détaillés. Leur mois était de 20 jours et l'année civile était double: un cycle sacré de 260 jours, dénommé Tzolkin, et l'année vague de 365 jours, ou Haab. Ces deux calendriers coïncidaient tous les 52 ans. Cette période de 52 ans était désignée sous le nom de «faisceau» et elle représentait pour les Mayas l'équivalent d'un siècle pour nous.
Le cycle sacré de 260 jours est composé de deux cycles plus courts: les chiffres 1 à 13, et 20 noms de jours différents. Le nom de chaque journée est représenté par un dieu qui transporte le temps à travers le ciel, marquant ainsi le passage du jour à la nuit. Les noms des jours sont les suivants: Imix, Ik, Akbal, Kan, Chicchan, Cimi, Manik, Lamat, Muluc, Oc, Chuen, Eb, Ben, Ix, Men, Cib, Caban, Eiznab, Cauac et Ahau. Certains de ces noms renvoient à des divinités animales comme Chuen (le chien) et Ahau (l'aigle); certains archéologues ont fait remarquer que la séquence des animaux chez les Mayas est parallèle à celle des signes lunaires du zodiaque de nombreuses civilisations de l'Orient et de l'Asie du Sud-Est.

Glyphes correspondant à deux des dix-mois de
l'année Vague : Pop (à gauche) et Zotz.
Selon la formule du tzolkin de 260 jours, le temps n'est pas linéaire mais il évolue en cercles concentriques semblables à une spirale. Les deux cycles de 13 et de 20 s'entremêlent et se répètent sans cesse. Le calendrier commence donc par 1 Imix, 2 Ik, 3 Akbal, et ainsi de suite jusqu'à 13 Ben, après quoi il enchaîne avec 1 Ix, 2 Men, etc. Dans ce contexte, le jour Imix devient 8 Imix. Le dernier jour de ce cycle de 260 jours est le 13 Ahau. Personne ne connaît au juste l'origine de ce calendrier inusité. Le cycle de 260 jours peut regrouper plusieurs événements célestes, y compris la configuration de Mars, les apparitions de Vénus, les saisons d'éclipse et même l'intervalle entre la conception et la naissance des humains.
Le calendrier de 260 jours servait à déterminer les activités importantes liées aux divinités. On l'utilisait pour nommer les personnes, prédire l'avenir et décider des dates propices aux grands événements comme les combats ou les mariages, par exemple. Chaque journée comportait ses augures et ses associations et la cadence inexorable des 20 jours évoquait une machine de prédiction de l'avenir guidant la destinée des Mayas.
L'année vague, ou haab, de 365 jours était semblable à notre calendrier moderne; elle comportait 18 mois de 20 jours chacun et se terminait par une période de cinq jours. Le calendrier profane de 365 jours se rapportait surtout aux saisons et à l'agriculture et était basé sur le cycle solaire. Les 18 mois mayas étaient les suivants, dans l'ordre: Pop, Uo, Zip, Zotz, Tzec, Xuc, Yaxkin, Mol, Chen, Yax, Zac, Ceh, Mac, Kankin, Maun, Pax, Kayab, Cumku. La période de malchance, qui durait cinq jours et portait le nom de uayeb, était tenue pour une période critique, marquée par le danger, la mort et le mauvais sort.
La nouvelle année solaire maya aurait débuté à un moment donné au cours de notre mois de juillet, par le mois maya Pop. Le mois maya de 20 jours débutait toujours par le positionnement du mois, suivi par les jours numérotés de 1 à 19, puis par le positionnement du mois suivant et ainsi de suite. Ce procédé concorde avec la notion maya selon laquelle chaque mois influence le suivant. La nouvelle année maya débutait dès lors par le 1 Pop suivi du 2 Pop et ainsi de suite jusqu'au 19 Pop, après quoi naissait le mois Uo, écrit 0 Uo puis 1 Uo, 2 Uo, etc.
La combinaison du tzolkin et du haab produisait un cycle de 18 980 jours, correspondant à environ 52 années solaires. La fin de ce cycle de 52 ans était particulièrement redoutée parce qu'il s'agissait d'une période où le monde pouvait prendre fin et où le ciel pouvait s'effondrer si les dieux n'étaient pas satisfaits de la façon dont les humains s'étaient acquittés de leurs obligations.
Le cycle de 52 ans n'était toutefois pas adéquat pour mesurer le passage ininterrompu du temps à travers les âges. On a donc conçu un autre calendrier appelé le compte long, basé sur les unités suivantes de temps: un kin (un jour); un uinal (un mois de 20 kin); un tun (une année de 360 kin ou 18 uinal); un katun (20 tunes); un baktun (20 katunes ou 400 ans). Il y avait aussi des unités de temps plus longues comme le pictun, le calabtun, le kinchiltun, et le alaun. Chaque alaun équivalait à 64 millions d'années.
Il y a deux façons de dater un événement d'après les calendriers mayas. Le compte long est calculé à partir du cycle actuel de la création et il correspond à notre ère. La date de cette création est fixée à l'an 3114 ou 3113 av. J.-C. de notre calendrier moderne. Cette date est le point de départ de tous les calculs subséquents - tout comme nous fixons les dates de notre histoire moderne à partir de la naissance du Christ.
Pour indiquer une date, le calendrier maya utilisait cinq points de référence dans l'ordre suivant: baktun, katun, tun, uin, kin. On écrivait, par exemple: 9.10.19.5.11 10 Chuen 4 Kumku, ce qui correspond à 9 baktuns (1 296 000 jours), 10 katuns (72 000 jours), 19 tuns (6 840 jours), 5 uinals (100 jours), 11 kin (11 jours) ou 1 374 951 jours (environ 3764 années solaires) depuis le début de la dernière Création qui se situe dans le cycle du calendrier maya à la position 10 Chuen, 4 Kumku - ou aux alentours de notre année 651 ou 652 apr. J.-C.
Un des rôles les plus importants du calendrier n'était pas de fixer les dates avec précision dans le temps, mais d'établir une corrélation entre les actions des chefs mayas et les événements historiques et mythologiques. Les faits et gestes accomplis par les dieux durant les journées mythiques étaient reproduits par les chefs mayas, souvent le jour anniversaire de l'événement - une date qui était soigneusement calculée par les prêtres mayas. Le calendrier servait aussi à désigner le moment des événements passés et futurs. Certains monuments mayas, par exemple, consignent les dates des événements qui se sont produits 90 millions d'années auparavant, tandis que d'autres prédisent des événements qui auront lieu 3000 ans plus tard.
Le calendrier prédisait aussi l'avenir comme c'est le cas pour notre calendrier du zodiaque. Les Mayas croyaient par exemple que la date de naissance d'une personne ou le signe sous lequel elle était née déterminait le sort qui lui était réservé sa vie durant. Le nouveau-né était donc sous l'influence d'un dieu particulier tout au long de son existence. Certains dieux étaient plus bienveillants que d'autres et l'on considérait comme chanceux un enfant né sous d'heureux auspices. L'enfant né sous l'influence d'un dieu moins bénéfique devait toute sa vie s'attirer ses faveurs - surtout durant les périodes inquiétantes comme celle du uayeb de l'année solaire.
Les savants se sont souvent demandé pourquoi le calendrier maya était si complexe. La raison en est, en partie, qu'il revenait aux prêtres mayas de décider des dates des événements sacrés et du cycle agricole. Il importait donc peu que les gens ordinaires comprennent le calendrier et les prêtres pouvaient le rendre hermétique à souhait.
L'ancien cycle maya est toujours en vigueur dans le sud du Mexique et
dans les hautes terres mayas où les prêtres du calendrier
s'affairent encore à effectuer le comput des 260 jours pour les
actes de divination et autres activités chamanistiques. Ces
prêtres jonglaient avec les cycles du temps et les opérations
savantes pour en effectuer le calcul, surtout à propos des dates
qui faisaient coïncider des cycles et des nombres. Ils maintiennent
aujourd'hui la tradition dans le sud du Mexique et dans les hautes
terres mayas.








